vendredi 30 octobre 2009

Automne


La courtisane enlève ses vêtements,
Dénude son corps, éprise par l'émotion,
Dévoillant ainsi l'objet de ses amants,
Que l'apprenti aiguise au vent de sa passion

Et l'apprenti la voit debout bien qu'assise
Par la lecon de ce que femme enseigne
À l'homme sauvage qui lui, se dérobe, et saigne
D'une plaie béante qui même debout le brise.

Pas elle, ne la voit-elle pas ?
L'apprenti croit posséder les courbes de son corps
Entre vallons et montagnes ses régiments les plus forts
Reculent devant cette distance que la chair ne comble pas

Elle demande pour connaitre sa propre réponse,
Si l'attache fait mal quand l'un se divise,
Si demeurre un pétale de cette rose indivise
Si le pluriel fera surgir de la fleur les ronces

Il lui dit des mots de silence
Essaye de répondre à ce qu'il ne connait pas
Furtif jouisseur de ce qui ne se possède pas
Ce n'est pas l'apprenti qui enseigne le sens

Alors que la vie enseigne aux sens,
Que les sens enseignent la vie,
L'apprenti jouit, l'apprenti pense
A ne pas posséder la courtisane qui fuit.

vendredi 23 octobre 2009

Le Mahâbhârata, l’Iliade et l’Odyssée


Des rapprochements importants entre les contes indiens et européens permettent d'animer les débats autour de la civilisation indo-européenne. Certains des archétypes héroïques se retrouvent dans les deux civilisations. Certains auteurs affirment qu'une civilisation a pu à l'origine développer ces mythes très anciens avant qu'ils ne se propagent ailleurs.
Bien que L’Odyssée ait été rédigée avant le Mahâbhârata rien ne peut indiquer si une œuvre fut postérieure à l'autre puisque chacune remonte à des sources orales plus anciennes.


Les nombreuses similitudes soulignées par plusieurs auteurs comme Georges Dumézil ou même Allen semblent démontrer une source commune. « Je suggère que les ressemblances entre elles [les épopées de l'Odyssée et du Mahâbhârata] sont si nombreuses et si précises que, en dépit des différences, les deux peuvent être considérés comme racontant la même histoire ».
Les rapprochements les plus évidents peuvent être lus ainsi:


Les deux guerres que narrent les épopées, semblent pouvoir être divisées en 5 phases. Celles du Mahâbhârata sont repérables aux périodes d'affrontement dirigées par un chef Kaurava différent: Bhisma, Drona, Karna, Salya et Asvatthama. Pour l'Odyssée, reprenant d'autre source qu'Homère, Allen, décompte encore 4 chefs troyens (Hector, Penthésilée, Memnon et Eurypyle) et une dernière phase. Cette dernière phase est similaire dans les deux épopées puisqu'il s'agit d'un massacre nocturne, celui du cheval de Troie et le massacre des Pandava par les Kaurava. Il démontre également que ces mêmes chefs suivent des schémas identiques: Drona et Hector suscitent de vives émotions par leur mort chez leurs adversaires; les morts de Drona et Penthésilée suscitent le regret de leur adversaire et provoque une querelle; les chefs de la phase trois (qui sont d'origine solaire) sont observés par les forces surnaturelles; Salya et Eurypyle sont peu attachés à leur camp.


Arjuna et Ulysse sont deux héros comparables qui semblent découler d'un même modèle héroïque. Tous les deux sont, bien sûr, de puissants guerriers, mais surtout ils vont tous deux partir en exil et rencontrer plusieurs femmes différentes qui répondent aux mêmes critères. La première est liée à la magie (Ulupie et Circé) et entraine le héros dans les mondes inférieurs. La seconde femme (Citrangada et Calypso) est précédée par un épisode impliquant du bétail et va donner naissance à un fils qui s'engagera dans un duel à mort face à son père. La troisième femme est liée au monde aquatique. Vargâ est une ancienne nymphe transformée en crocodile avec ses compagnes après avoir charmé un brahmane par ses chants; et Ulysse affronte des sirènes également chanteuses. La quatrième femme (Subhadra et Nausicaa) est liée à une catastrophe naturelle : le pays de Dvaraka est englouti et Schérie est bloqué par le dieu de la mer, Poséidon.


Pénélope et Draupadi sont les épouses principales du héros et répondent encore à un modèle féminin comparable. Arjuna et Ulysse, leurs époux, ont tous deux à se déguiser et à mendier. Ils vivent humblement et sont crus morts par la société sauf par des proches. Pour épouser leur femme, ils doivent participer à un concours de tir à l'arc sous l'égide des dieux. Seul le héros, dans les deux cas bande l'arc, ce qui implique un élément musical. Ils doivent ensuite prouver chacun leur identité. Leur épouse dite « principale », donne au héros un fils lié à la notion de totalité, Pénélope engendre Pan et Draupadi a 5 fils qui sont les incarnations des Visvedeva "tous-les-dieux". Allen met en avant un dernier élément intéressant: si la sari de Draupadi se régénère, Pénélope quant à elle tisse et défait son linceul jour et nuit.

jeudi 22 octobre 2009

Natural order


Le bouddhisme à les charactéristiques de ce qui serait attendu dans une religion cosmique pour le futur; il transcende un dieu personnel, évite les dogmes et la théologie, il couvre à la fois le naturel et le spirituel, et il est basé sur un sens religieux inspiré par l'expérience de toute chose, naturel et spirituel, comme une unité significative.


Albert Einstein (1954, d'Albert Einstein, the human Side, édité par Helen Dukas et Banesj Hoffman, press de l'université de Princeton)

lundi 12 octobre 2009

Flots



Humphreys rappelait qu'il est écrit qu'on ne peut réellement connaître une religion sans en avoir auparavant étudié deux. Comparer les messages et dissocier le vrai du faux,le factuel du mythique, l'accidentel de l'intentionnel ; mettre en valeur par la comparaison le message pur, non paré, vrai.

Et tout comme être soi, on ne peut réellement se connaître sans avoir auparavant étudié ses réactions auprès de différentes personnes. L'amour est un mirroir formidable en ce qu'il offre de contrastes au reflet. Devient alors facile de séparer le vrai du faux, le naturel du social, l'instinctif du mental

Si les religions sont autant de parures dont ont habillés les homme la vérité nue, les passions qui naissent et qui meurent sont autant de bulles qui ne visent qu'à nous faire retrouver l'océan duquel elles sont issues

Amour, passion, naît et meurt, en soi. Mais l'idée, elle, ne meurt pas - Immortelle, cette compréhension du cycle, l'assimilation à cet agrégat qui servit à se définir. Mortel, le nuage qui dans le ciel se meut, entre l'horizon et un soupir.

Véritable liberté, partir et revenir, naître et mourrir, aimer sans posséder, à l'Océan revenir

mercredi 30 septembre 2009

Lecture

N°32 - La fin de l’espèce humaine ? Intelligence et conscience


N°35 - L'avenir de l'homme



jeudi 17 septembre 2009

Tic...tac...


L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer

Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger

mardi 8 septembre 2009

Rendre à César...


À l'heure ou le monde occidental croûle sous l'auto satisfaction de sa méthodologie et de sa culture, se pose la question de l'origine de notre civilisation et de l'apport de connaissances fondamentales à la civilisation et au développement technique et scientifique. Les médias traditionnels se concentrent sur une culture judéo-chrétienne diluée en grande partie, dont les religions sont dailleurs dissociées du tronc de connaissance scientifique et relegué au rang de 'croyances' dans un monde qui ne jure que par les preuves.

Les preuves, nous en avons aujourd'hui quant aux échanges culturels ayant eu lieu entre l'europe et l'inde, ainsi qu'au regard de découvertes scientifiques qui permettent de valider certains textes.

Athènes, Alexandrie, la Syrie, la Palestine étaient des lieux de rencontre où se trouvaient de nombreux Hindous. Aristoxène, cité par Eusébius parle de discussions entre Socrate et un philosophe indien. L'école des Sceptiques fut fondée selon les principes jaïna. Comme l'a remarqué Schröder presque toutes les doctrines philosophiques ou mathématiques attribuées à Pythagore sont dérivées du Sankhya (étude des composants de l'univers) et étaient courantes dans l'Inde à son époque.

Nous retrouvons d'ailleurs les concepts fondamentaux du Sankhya chez Anaximandre, Héraclite, Empédocle, Anaxagore, Démocrite et Épicure.

Les influences indiennes sur la pensée des Gnostiques, des Néo-platoniciens ainsi que l'Évangile de Saint Jean sont généralement reconnues. L'Apocalypse est une adaptation du Bhavishya purana. Il existait des colonies d'Hindous sur le haut Euphrate bien avant l'ère chrétienne et c'est seulement en 304 de notre ère que Saint Grégoire détruisit leurs temples et en brisa les images

Si la notion de subconsient, qui a pris une si grande importance dans la philosophie contemporaine, semble avoir été ignorée de la philosophie grecque et de la nôtre jusqu'à Leibniz, elle était assurément familière aux anciens penseurs de l'Inde à travers les concepts de Gunas, d'Atma et de Bhakti.

Dans le domaine des mathématiques, les hindous de l'antiquité étaient non seulement en avance sur les Grecs de leur époque, mais avaient réalisé des découvertes que la science occidentale ne refit qu'aux XVIe, XVIIe et même XVIIIe siècles. C'est d'eux que les Arabes ont appris en particulier le système décimal, connu dès le Ve siècle sous le nom d'âryabhatta. La trigonométrie et les calculs d'approximation de Pi lui était déja familier de par les Sastras:
Chaturadhikam śatamaśṭaguṇam dvāśaśṭistathā sahasrāṇāmAyutadvayaviśkambhasyāsanno vrîttapariṇahaḥ (Gaṇitapāda 10)

''Ajouter 4 à 100, multipliez par 8 puis ajoutez 62.000. Par cette règle la circonférence d'un cercle peut être approchée.''

Bhâskara découvrit le principe du calcul différentiel cinq siècles avant Newton

Quelque quinze siècles avant Harvey, les hindous connaissaient la circulation du sang (médecine Ayurvédique) et il semble bien qu'ils aient au moins soupçonné l'existence des microbes. On trouve dans les brahmanas des théories astronomiques qui ne devaient être redécouvertes que par Copernic au moins vingt siècles plus tard (respirations de brahma, expansion de l'univers et récession à travers la diminution de l'entropie)

Sur la triple nature, qui semble être de nos jours l'exclusivité du christianisme, l'association avec la désignation chrétienne est possible, Brahma naissant du nombril de Vishnou, devient le fils, Vishnou le père et Shiva de nature immanente comme le Saint-Esprit. Chacune de ces saveurs est associée à une couleur : Satva le blanc ; Tamas le Noir ; et Raja le rouge. Ce qui n'est pas sans rappeler le code du judaïsme et de la tradition grecque antique, qui partagent ce même code : le blanc est la lumière, le rouge le sang et le noir les ténèbres, bien que la trinité puisse être lû de manière horizontale ou verticale, il est bien difficile d'affirmer que nous avons, assez récemment dans les domaines de la connaissance, découvert quoi que ce soit...

lundi 31 août 2009

Folie


Chercher autre toit que Soi.