lundi 10 janvier 2011

Du monisme


Dès ses débuts, le bouddhisme s'est vu déclinant. D’après le Sutta Pitaka bouddha prédisait que ses enseignements disparaîtraient après 500 années : les dix préceptes moraux ne seront plus pratiqués et seront remplacés par leur contraire ; s'ensuivra une période de misère et la fin du règne du vrai dharma. A l'époque médiévale, le bouddhisme ayant apparemment survécu aux prévisions pessimistes de son fondateur, la durée de vie de la doctrine est allongée à 5000, puis 10 000 ans, mais sa fin reste certaine.

Des commentateurs tels que Buddhagosa décrivent son effacement : lors d'une première étape, les arahats n’apparaîtront plus dans le monde ; plus tard, les enseignements se videront de leur contenu, puis disparaitront entièrement ; enfin, le souvenir du Bouddha lui-même s'effacera, et ses reliques seront réunies à Bodh gava, lieu de son illumination, pour y être incinérées. Un certain temps après, un nouveau bouddha, appelé Maitreya, apparaîtra pour « remettre en route la roue du dharma », et le bouddhisme ressuscité indiquera de nouveau le chemin vers le nirvana. Selon la tradition, Maitreya résiderait actuellement dans le ciel de Tusita, où les bodhistvas attendent leur renaissance finale dans le monde. Gautama, bouddha de notre ère, avait lui-même succédé à de nombreux bouddhas du passé.

Les cycles de déclin et de rétablissement du bouddhisme reproduisent les cycles de création et de destruction de la cosmologie hindoue. On distingue dans un cycle trois époques (ou cinq périodes, selon les auteurs) : celle du « vrai dharma », celle du « semblant de dharma » et celle de la « fin du dharma », mòfǎ en chinois et mappo en japonais (末法), dans laquelle se situe le bouddhisme depuis pratiquement ses débuts. Ce concept a joué un rôle important durant les périodes troublées de l'histoire de la Chine et du Japon qui ont vu la naissance de sectes millénaristes. Certains courants faisant une part importante à la dévotion s'appuient sur cette croyance pour promouvoir leur enseignement, avec pour argument qu'en ces temps de fin de dharma le bouddhisme « classique » basé essentiellement sur l'ascèse et la méditation a perdu son effet, et que seule la dévotion peut encore sauver.

mercredi 4 août 2010

Un et Ligence




Pour la pensée de la Bhagavad-Gîtâ . Un résumé de cette notion assez complexe :

Terre, eau, feu, éther, air, mental, intelligence, et faux-égo, constituent pour les vedas l'énergie inférieure de l'Absolu, distinctes de Lui.

BG VII 4

Le Svatvata tantra précise ;

Créant l'univers matériel, l'émanation plénière de Krsna, Visnu, revêt trois aspects. Maha-visnu, d'abord, crée la totalité de l'énergie matérielle, ou mahat-tattva. Le second, Garbhodakasayi-Visnu, pénètre en chaque univers, ou il fait naître la diversité. Le toisième, Ksirodakasay-Visnu, est partout présent en pénétrant jusqu'au moindre atome, et on le désigne sous le nom de Paramatma, l'âme Suprême.
Quiquoncque atteint la connaissance de ces trois Visnus peut s'affranchir de l'esclavage de la matière.



Visno tu trini rupani purusakhyany atho viduh
ekantu mahatah srastr dvitiyam tv anda-samsthitam
trtyam sarvabutha-stham tani jnatva vimucyate


L'univers matériel est donc la manifestation temporaire d'une des énergie du Tout.
L'énergie matérielle dans cette analyse compte 8 éléments de base dont les cinq premiers sont dits 'bruts'. Ils sont les manifestations physique de l'odeur, du goût, de la forme, du tact et du son, soit des cinq objets des sens qu'ils englobent.
Parmi les trois éléments subtils que sont le mental, l'intelligence, et l'égo matériel, le dernier se trouve être à la base de l'existence matérielle.
Il comprends ainsi dix nouveaux éléments (les 5 organes de perception et les 5 organes d'action).

Aussi, logiquement, l'intelligence se rapporte à la totalité du Mahat-tattva, la création matérielle car en essence issue de la prakriti

Il est intéressant de noter que le monisme des vedantas, comme la philosophie athée du Sankhya, analysent d'une manière quasi-similaire les 24 éléments cités

Ceci pour insister sur le fait que l'intelligence telle que discutée jusqu'à présent ne concerne qu'un champs d'application matériel.

Comprenons bien qu'elle est issue de l'Antahkarana, l'organe interne triple et évolutif comme suit : manas, le mental, ahamkara, l'égo matériel, et mahat - l'intellect. (dans le bouddhisme, citta désigne l'esprit en regroupant sous un seul ces trois concepts)

Lorsque nous les lisons dans l'ordre, le principe d'inviduation lié à la capacité d'intelligence (par réflexion et discrimination) devient absolument évident.
Ce principe d'inviduation de l'être distinct, jiva, recouvrent donc sa véritable nature de différentes enveloppes, ou fourreaux (kosa) qui vont du moins subtil ou plus subtil et sont autant de degrés d'asservissement ou d'ignorance qui éloignent par identification l'individu de sa nature réelle qui est pure conscience d'être et félicité (saccidananda).

Aussi, pour les enseignements de la BG, la Véritable Intelligence - dite spirituelle car ne se limitant pas aux énergies marginales du Tout et du Jiva - est celle qui tends à re-trouver cet état

Sat chit ananda - existence, conscience, pure félicité - utilisé ainsi pour qualifier la nature du Brahman expérimenté par le Yogi libéré.
Cette 'radiance impersonnelle' émanant d'un Principe Personnel comme les rayons, du soleil, nécessitent pour remonter à sa source l'abandon total de l'être à ce principe, en connaissance de cause. (SB X.87.30) Telle est dans cette pensée l'intelligence spirituelle.

mercredi 17 mars 2010

Quatrième type

Movie fact or movie Hoax ? And why such a hoax....



Ce film est venu à moi hier

http://www.youtube.com/watch?v=ZQLEkCOafZM

Puis un peu plus tard

http://ufonut.com/wordpress/?tag=nome-alaska

Curieux.

La dedans, les sumériens et une allusion claire aux 'retours des dieux'.



A l'heure ou SNR G1.9+0.3 pourrait être ce fameux accompagnateur solaire dont l'influence gravitationelle expliquerait nombre de symptômes des temps.

Les questions pleuvent !

dimanche 20 décembre 2009

Bhakti


La bhakti, pure dévotion, est une voie suprême qui ne connaît pas les contrates froids des clichés connus.

C'est pour ça qu'elle est méconnue bien qu'universelle.

La retraite altératrice de la conscience, le yoga pour maîtriser un mental instable et ouvrir une conscience curieuse sont un youpala de vent dans un âge de fer

Non s'exciter sur un mirrage mais glorifier un voyage

Des symptômes d'une foi qui n'a pas besoin de trois lignes, d'un titre ou d'un blason pour se manifester. Une quête qui ne subit aucune altération, aucune éviction. Qui fait de son support, la vie comme la mort.

Puisque son intention est pure elle est comme le désert... en blanc

Non tuer ni renaître mais transcender par le renoncement.

Spirale dans le nord, comme les grands autres évènements

Sont-ils bien vus, dans ce qu'ils ont d'important...?

jeudi 10 décembre 2009

Kalachakra, suite



Le Kalachakra
Tantra s'appelle plus correctement le Kalachakra Laghutantra, et serait une forme abrégée d'un texte original, le Kalachakra Mulatantra qui n'est plus existant. Quelques maîtres bouddhistes affirment que Kalachakra est la forme la plus avancée de pratique en matière de Vajrayana et c'est pourquoi il se réfère a une déité bouddhique; il est certainement l'un des systèmes les plus complexes dans le bouddhisme tantrique.

La tradition de Kalachakra tourne autour du concept du temps (kāla) et des cycles (chakra) : des cycles des planètes, aux cycles de la respiration humaine, elle enseigne la pratique du travail avec les énergies les plus subtiles du corps sur le chemin de l'illumination. La déité de Kalachakra représente un Bouddha et donc, l'omniscience.
En effet, puisque Kalachakra est le temps, et que tout est sous l'influence du temps, Kalachakra sait tout.
Considérant que Kalachakri ou Kalichakra, son époux spirituel et complément, se rend compte de tout qui est intemporel, ou hors du royaume du temps. Ils sont éternellement unis.

C'est ainsi que la roue est sans commencement ni fin.

mercredi 9 décembre 2009

Kalachakra, lecture et mythes


Le Kalachakra
Tantra a de temps en temps été une source de polémique dans l'ouest parce que le texte contient les passages qui peuvent être interprétés littéralement de manière dangereuse. C'est principalement parce qu'il contient la prophétie d'une Guerre Sainte entre les bouddhistes et les soi-disant barbares ; (Skt. mleccha). Un passage du Kalachakra (Shri Kalachakra I. 161) dit, " ; Le Chakravartin sortira à la fin de l'âge, de la ville que les dieux ont façonnée sur le bâti Kailasa. Il frappera les barbares dans la bataille avec sa propre armée de quatre-division, sur la surface entière de la terre."

Bien que le Kalachakra prédise une future guerre religieuse rappelant pour certains la djhad merdiatisée, ceci est véritablement en conflit avec les voeux des enseignements bouddhistes de Mahayana et de Theravada qui interdisent la violence, c'est un lieu commun .
Alexandre Berzin rappelait à ce sujet que le Kalachakra ne préconise pas la violence contre des personnes mais plutôt contre l'agression mentale et émotive intérieure qui a comme conséquence l'intolérance, la haine, la violence et la guerre.

En fait, symboliquement, ce texte se rapporte principalement à la bataille intérieure du spiritualiste contre des tendances démoniaques et barbares intérieures. C'est la solution à la violence, puisque selon le Kalachakra les conditions externes dépendent de l'état intérieur de la conscience des êtres. Vu de cette façon, la guerre prédite a donc lieu dans l'esprit et les émotions. Elle dépeint la transformation de la mentalité archaïque de la violence au nom de la religion et de l'idéologie dans la puissance morale sublime, la perspicacité et la sagesse spirituelle.

L'iconographie Tantrique comprenant les armes, les boucliers, et les cadavres, semble effectivement dépeindre un tableau apocalyptique, mais représente en fait la transmutation de l'agression dans le processus pour surmonter l'illusion et le faux-ego. Théme récurrent.

Kalachakra et son protecteur Vajravega de dharmapala tiennent par ex une épée et un bouclier dans leur deux mains ; c'est une expression du Buddha triomphant après l'attaque de Mara et de sa protection de tous les êtres sensibles.

Ces armes ont été ravies des mains du mal et se sont retournées - comme symboles - contre la racine ultime du mal, l'identité conceptuelle 'individu-aimant' qui provoque les cinq poisons de l'ignorance, du désir, de la haine, de la fierté, et de la jalousie. Une fois entre les mains des siddhas, des dakinis, des déités de yidam, des déités protectrices ou les dharmapalas, ces instruments sont devenus des symboles purs, des armes de transformation, et une expression des déités elles-même ; compassion courroucée qui détruit impitoyablement les illusions diverses du faux-ego gonflé.

Bien sur ces quelques lignes n'ont rien d'exhaustif sur le sujet, elle servent simplement à rappeler les clefs de lecture des mythes. Nous sommes bien loin d'une traduction de 'yantra' par 'soucoupe volante', et en cas de doutes, le principe d'honneteté intellectuelle préconise d'étudier la source et la traduction elle-même.

L'internet devrait permettre de mieux peser la responsabilité que nous avons de procéder a une lecture 'scientifique' ,- disons sérieuse ? du phénomème mythologique... l'histoire de qui nous sommes.

jeudi 19 novembre 2009

Newton plante


La prudence ;

Elle permet à la raison pratique de discerner en toute circonstance le véritable bien et à choisir les justes moyens de l’action.

Le sage ne peut le rester sans se remettre en question.

Même hors de sa cabane, sur un sol épuisé, le jardinier plante, plante, mais rien de durable.
Si il ne peut ensemencer sa terre, il en trouvera une plus favorable.

Si il ne peut quitter sa terre, est-il encore jardinier ?

Plusieurs hectares d'une terre morte ... inertie d'un corps massif ; Newton jardine la ou il peut le faire.

Avec une terre bien administrée,

Le jardinier revient souvent après la jachère.

mercredi 18 novembre 2009

Liberté d'expression


Les véritables chercheurs, ufologues anonymes, passionés lambdas, sont muselés dans les agoras, et le seront toujours tant qu'ils ne maîtriseront pas leur propre support de diffusion.

L'information doit être partagée, recoupée, compilée et analysée. La contribution d'autrui est nécessaire, mais ne signifie pas pour autant de se reposer exclusivement sur les forums aux obédiences obscures

Plusieurs amateurs de ces sujets disposent de leur propre carnet sur la toîle, malheureusement perdus derrière d'autres mieux référencés, et ne disposent donc pas de la visibilité qu'ils méritent. Pourtant ces compétences sont largement abordables et surtout nécessaires. L'internet est pour quelques années encore, un media 'libre'.

Le côté obscur est-il mieux organisé ? préparé ? compétent ? Cela fait longtemps que je mets en garde contre la dépendance aux forums. Un autre combat contre 'le côté obscur' ne peut se faire que par la lumière, par la diffusion massive de l'interdit, du tabou, du nouveau, du 'censuré'. C'est la seule manière de combattre les interpretations attendues du phénomène.

vendredi 30 octobre 2009

Automne


La courtisane enlève ses vêtements,
Dénude son corps, éprise par l'émotion,
Dévoillant ainsi l'objet de ses amants,
Que l'apprenti aiguise au vent de sa passion

Et l'apprenti la voit debout bien qu'assise
Par la lecon de ce que femme enseigne
À l'homme sauvage qui lui, se dérobe, et saigne
D'une plaie béante qui même debout le brise.

Pas elle, ne la voit-elle pas ?
L'apprenti croit posséder les courbes de son corps
Entre vallons et montagnes ses régiments les plus forts
Reculent devant cette distance que la chair ne comble pas

Elle demande pour connaitre sa propre réponse,
Si l'attache fait mal quand l'un se divise,
Si demeurre un pétale de cette rose indivise
Si le pluriel fera surgir de la fleur les ronces

Il lui dit des mots de silence
Essaye de répondre à ce qu'il ne connait pas
Furtif jouisseur de ce qui ne se possède pas
Ce n'est pas l'apprenti qui enseigne le sens

Alors que la vie enseigne aux sens,
Que les sens enseignent la vie,
L'apprenti jouit, l'apprenti pense
A ne pas posséder la courtisane qui fuit.

vendredi 23 octobre 2009

Le Mahâbhârata, l’Iliade et l’Odyssée


Des rapprochements importants entre les contes indiens et européens permettent d'animer les débats autour de la civilisation indo-européenne. Certains des archétypes héroïques se retrouvent dans les deux civilisations. Certains auteurs affirment qu'une civilisation a pu à l'origine développer ces mythes très anciens avant qu'ils ne se propagent ailleurs.
Bien que L’Odyssée ait été rédigée avant le Mahâbhârata rien ne peut indiquer si une œuvre fut postérieure à l'autre puisque chacune remonte à des sources orales plus anciennes.


Les nombreuses similitudes soulignées par plusieurs auteurs comme Georges Dumézil ou même Allen semblent démontrer une source commune. « Je suggère que les ressemblances entre elles [les épopées de l'Odyssée et du Mahâbhârata] sont si nombreuses et si précises que, en dépit des différences, les deux peuvent être considérés comme racontant la même histoire ».
Les rapprochements les plus évidents peuvent être lus ainsi:


Les deux guerres que narrent les épopées, semblent pouvoir être divisées en 5 phases. Celles du Mahâbhârata sont repérables aux périodes d'affrontement dirigées par un chef Kaurava différent: Bhisma, Drona, Karna, Salya et Asvatthama. Pour l'Odyssée, reprenant d'autre source qu'Homère, Allen, décompte encore 4 chefs troyens (Hector, Penthésilée, Memnon et Eurypyle) et une dernière phase. Cette dernière phase est similaire dans les deux épopées puisqu'il s'agit d'un massacre nocturne, celui du cheval de Troie et le massacre des Pandava par les Kaurava. Il démontre également que ces mêmes chefs suivent des schémas identiques: Drona et Hector suscitent de vives émotions par leur mort chez leurs adversaires; les morts de Drona et Penthésilée suscitent le regret de leur adversaire et provoque une querelle; les chefs de la phase trois (qui sont d'origine solaire) sont observés par les forces surnaturelles; Salya et Eurypyle sont peu attachés à leur camp.


Arjuna et Ulysse sont deux héros comparables qui semblent découler d'un même modèle héroïque. Tous les deux sont, bien sûr, de puissants guerriers, mais surtout ils vont tous deux partir en exil et rencontrer plusieurs femmes différentes qui répondent aux mêmes critères. La première est liée à la magie (Ulupie et Circé) et entraine le héros dans les mondes inférieurs. La seconde femme (Citrangada et Calypso) est précédée par un épisode impliquant du bétail et va donner naissance à un fils qui s'engagera dans un duel à mort face à son père. La troisième femme est liée au monde aquatique. Vargâ est une ancienne nymphe transformée en crocodile avec ses compagnes après avoir charmé un brahmane par ses chants; et Ulysse affronte des sirènes également chanteuses. La quatrième femme (Subhadra et Nausicaa) est liée à une catastrophe naturelle : le pays de Dvaraka est englouti et Schérie est bloqué par le dieu de la mer, Poséidon.


Pénélope et Draupadi sont les épouses principales du héros et répondent encore à un modèle féminin comparable. Arjuna et Ulysse, leurs époux, ont tous deux à se déguiser et à mendier. Ils vivent humblement et sont crus morts par la société sauf par des proches. Pour épouser leur femme, ils doivent participer à un concours de tir à l'arc sous l'égide des dieux. Seul le héros, dans les deux cas bande l'arc, ce qui implique un élément musical. Ils doivent ensuite prouver chacun leur identité. Leur épouse dite « principale », donne au héros un fils lié à la notion de totalité, Pénélope engendre Pan et Draupadi a 5 fils qui sont les incarnations des Visvedeva "tous-les-dieux". Allen met en avant un dernier élément intéressant: si la sari de Draupadi se régénère, Pénélope quant à elle tisse et défait son linceul jour et nuit.

jeudi 22 octobre 2009

Natural order


Le bouddhisme à les charactéristiques de ce qui serait attendu dans une religion cosmique pour le futur; il transcende un dieu personnel, évite les dogmes et la théologie, il couvre à la fois le naturel et le spirituel, et il est basé sur un sens religieux inspiré par l'expérience de toute chose, naturel et spirituel, comme une unité significative.


Albert Einstein (1954, d'Albert Einstein, the human Side, édité par Helen Dukas et Banesj Hoffman, press de l'université de Princeton)

lundi 12 octobre 2009

Flots



Humphreys rappelait qu'il est écrit qu'on ne peut réellement connaître une religion sans en avoir auparavant étudié deux. Comparer les messages et dissocier le vrai du faux,le factuel du mythique, l'accidentel de l'intentionnel ; mettre en valeur par la comparaison le message pur, non paré, vrai.

Et tout comme être soi, on ne peut réellement se connaître sans avoir auparavant étudié ses réactions auprès de différentes personnes. L'amour est un mirroir formidable en ce qu'il offre de contrastes au reflet. Devient alors facile de séparer le vrai du faux, le naturel du social, l'instinctif du mental

Si les religions sont autant de parures dont ont habillés les homme la vérité nue, les passions qui naissent et qui meurent sont autant de bulles qui ne visent qu'à nous faire retrouver l'océan duquel elles sont issues

Amour, passion, naît et meurt, en soi. Mais l'idée, elle, ne meurt pas - Immortelle, cette compréhension du cycle, l'assimilation à cet agrégat qui servit à se définir. Mortel, le nuage qui dans le ciel se meut, entre l'horizon et un soupir.

Véritable liberté, partir et revenir, naître et mourrir, aimer sans posséder, à l'Océan revenir

jeudi 17 septembre 2009

Tic...tac...


L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer

Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger

mardi 8 septembre 2009

Rendre à César...


À l'heure ou le monde occidental croûle sous l'auto satisfaction de sa méthodologie et de sa culture, se pose la question de l'origine de notre civilisation et de l'apport de connaissances fondamentales à la civilisation et au développement technique et scientifique. Les médias traditionnels se concentrent sur une culture judéo-chrétienne diluée en grande partie, dont les religions sont dailleurs dissociées du tronc de connaissance scientifique et relegué au rang de 'croyances' dans un monde qui ne jure que par les preuves.
Les preuves, nous en avons aujourd'hui quant aux échanges culturels ayant eu lieu entre l'europe et l'inde, ainsi qu'au regard de découvertes scientifiques qui permettent de valider certains textes.
Athènes, Alexandrie, la Syrie, la Palestine étaient des lieux de rencontre où se trouvaient de nombreux Hindous. Aristoxène, cité par Eusébius parle de discussions entre Socrate et un philosophe indien. L'école des Sceptiques fut fondée selon les principes jaïna. Comme l'a remarqué Schröder presque toutes les doctrines philosophiques ou mathématiques attribuées à Pythagore sont dérivées du Sankhya (étude des composants de l'univers) et étaient courantes dans l'Inde à son époque.
Nous retrouvons d'ailleurs les concepts fondamentaux du Sankhya chez Anaximandre, Héraclite, Empédocle, Anaxagore, Démocrite et Épicure.
Les influences indiennes sur la pensée des Gnostiques, des Néo-platoniciens ainsi que l'Évangile de Saint Jean sont généralement reconnues. L'Apocalypse est une adaptation du Bhavishya purana. Il existait des colonies d'Hindous sur le haut Euphrate bien avant l'ère chrétienne et c'est seulement en 304 de notre ère que Saint Grégoire détruisit leurs temples et en brisa les images
Si la notion de subconsient, qui a pris une si grande importance dans la philosophie contemporaine, semble avoir été ignorée de la philosophie grecque et de la nôtre jusqu'à Leibniz, elle était assurément familière aux anciens penseurs de l'Inde à travers les concepts de Vṛtra et Vala

Dans le domaine des mathématiques, les hindous de l'antiquité étaient non seulement en avance sur les Grecs de leur époque, mais avaient réalisé des découvertes que la science occidentale ne refit qu'aux XVIe, XVIIe et même XVIIIe siècles. C'est d'eux que les Arabes ont appris en particulier le système décimal, connu dès le Ve siècle sous le nom d'âryabhatta. La trigonométrie et les calculs d'approximation de Pi lui était déja familier de par les Sastras:
Chaturadhikam śatamaśṭaguṇam dvāśaśṭistathā sahasrāṇāmAyutadvayaviśkambhasyāsanno vrîttapariṇahaḥ (Gaṇitapāda 10)

''Ajouter 4 à 100, multipliez par 8 puis ajoutez 62.000. Par cette règle la circonférence d'un cercle peut être approchée.''

Bhâskara découvrit le principe du calcul différentiel cinq siècles avant Newton

Quelque quinze siècles avant Harvey, les hindous connaissaient la circulation du sang (médecine Ayurvédique) et il semble bien qu'ils aient au moins soupçonné l'existence des microbes. On trouve dans les brahmanas des théories astronomiques qui ne devaient être redécouvertes que par Copernic au moins vingt siècles plus tard (respirations de brahma, expansion de l'univers et récession à travers la diminution de l'entropie)

Sur la triple nature, qui semble être de nos jours l'exclusivité du christianisme, l'association avec la désignation chrétienne est possible, Brahma naissant du nombril de Vishnou, devient le fils, Vishnou le père et Shiva de nature immanente comme le Saint-Esprit. Chacune de ces saveurs est associée à une couleur : Satva le blanc ; Tamas le Noir ; et Raja le rouge. Ce qui n'est pas sans rappeler le code du judaïsme et de la tradition grecque antique, qui partagent ce même code : le blanc est la lumière, le rouge le sang et le noir les ténèbres, bien que la trinité puisse être lû de manière horizontale ou verticale, il est bien difficile d'affirmer que nous avons, assez récemment dans les domaines de la connaissance, découvert quoi que ce soit...

lundi 31 août 2009

Folie


Chercher autre toit que Soi.

dimanche 30 août 2009

Anecdote


Lorsqu'il vit l'explosion de la première bombe atomique dont il avait rendu la fabrication possible en dirigeant le projet Manhattan, Robert Oppenheimer cita un extrait de la Bhagavad-Gîtâ (chant 11, verset 32) :


« Le Seigneur Bienheureux dit : « Je suis Shiva, le destructeur des mondes, venu engager tous les hommes. En dehors de vous, les pandavas, ils périront tous, guerriers des deux armées qui s’affrontent. »


Ysé Tardan-Masquelier, « Le shivaïsme » in Frédéric Lenoir et Ysé Tardan-Masquelier (dir.), Encyclopédie des religions, vol. 1 - Histoire, Bayard, Paris 2000

dimanche 16 août 2009

Symptômes des Temps - Kali II


evam prajabhir dustabhirakirne

ksiti-mandale

brahma-vit-ksatra-sudranam

yo bali bhavita nrpah

S.b.,12.2

A mesure que la Terre devient submergée par une population corrompue, ceux qui, parmi n'importe quelle classe sociale, se montrent les plus forts, gagnent le pouvoir politique.

Le 16 août 2009;

Après avoir multiplié les attaques et attentats pour empêcher la tenue des élections présidentielles et provinciales jeudi prochain en Afghanistan, les talibans menacent désormais directement les électeurs.

La menace est inscrite noir sur blanc sur des tracts. Les talibans engagent la population à ne «pas participer aux élections, pour ne pas devenir une victime de nos opérations, parce que nous allons utiliser de nouvelles tactiques». Les talibans menacent ainsi pour la première fois d'attaquer directement les bureaux de vote lors des élections présidentielle et provinciales de jeudi prochain en Afghanistan. Jusqu'ici, ils avaient seulement appelé au boycott, sans menacer d'attaquer les bureaux. (...)

La multiplication des violences ne fait que renforcer la crainte de voir le scrutin décrédibilisé par une forte abstention.

mercredi 12 août 2009

Symptôme des temps - Kali I



Même ceux qui sont libérés des enfers Raurava, qui perpétuent les crimes les plus terribles et les plus abominables et qui sont des incroyants, ont occupé des postes sacrés, en conséquence de quoi le pouvoir des lieux sacrés s'est effacé et fût détruit.

Skandha I : 72

Extraits du Bhagavata Purana Mahatmya (Gloire du Bhagavata Purana)

Il y a plusieurs milliers d'années dans le Bhagavata Purana, l'enseignement sur les influences dégradantes de l'âge de Kali étaient transmises et établies. Considérant que le temps dégrade à la fois la matière et l'esprit, ou la Conscience de l'Homme, le Kali Yuga s'inscrit comme la plus sombre période de l'histoire, dont les symptômes sont largement discutés. La mémoire se dégrade, la force diminue, l'homme se trouve prisonnier de l'énergie externe du Principe absolu, matérielle et illusoire, le poussant ainsi à agir sous l'emprise de l'ignorance.

Le 4 août 2009 paraissait cette nouvelle ;

Alabama city destroying ancient Indian mound for Sam's Club

City leaders in Oxford, Ala. have approved the destruction of a 1,500-year-old Native American ceremonial mound and are using the dirt as fill for a new Sam's Club, a retail warehouse store operated by Wal-Mart.

A University of Alabama archaeology report commissioned by the city found that the site was historically significant as the largest of several ancient stone and earthen mounds throughout the Choccolocco Valley. But Oxford Mayor Leon Smith -- whose campaign has financial connections to firms involved in the $2.6 million no-bid project -- insists the mound is not man-made and was used only to "send smoke signals.
(...)
According to the National Institute on Money in State Politics, Tommy Taylor contributed $1,000 to Riley's 2006 gubernatorial campaign, while Goodwyn, Mills and Cawood contributed $1,500.For now, it appears Oxford officials are pressing ahead with the project. As Mayor Smith said in its defense, "What it's going to be is more prettier than it is today."

dimanche 9 août 2009

Renaissance


De cette sorte de prochain

Nous nous soucions peu.

Mais le peuple brahmin,

Le traitre en frère; ils ont en tête

Que notre âme au sortir d'un roi,

Entre dans un ciron,ou dans telle autre bête,

Qu'il plait au sort.

C'est là l'un des point de leur loi.

Pythagore chez eux a puisé ce mystère.


(La Fontaine, La souris métamorphosée en fille)